Harcèlement en milieu scolaire : quels recours pour les victimes ?

En milieu scolaire, il est fréquent de constater que des apprenants se font brimer par d’autres apprenants plus âgés qu’eux. Ces cas de harcèlement laissent parfois des séquelles parfois très graves chez les victimes. Quels sont les recours qui s’offrent à ces derniers ?

Quand parle-t-on de harcèlement en milieu scolaire ?

On parle de harcèlement lorsqu’un apprenant subit de façon répétitive une pression verbale et/ ou des agissements de nature agressive de la part d’un autre apprenant ou groupe d’apprenants. Il s’agit par exemple des railleries, des injures, des humiliations, des scandales, etc. Ces comportements peuvent constituer un traumatisme pour la victime et peuvent se traduire par une baisse observée au niveau de ses résultats, la dépression et parfois le suicide.

Quels recours disponibles pour les victimes

Les victimes de harcèlement en milieu scolaire ont la possibilité de prévenir l’administration de l’établissement dans lequel les faits se sont déroulés. La direction dudit établissement s’assurera de prendre des mesures idoines pour résoudre la situation en vertu du plan de lutte contre les violences faites en milieu scolaire.

Aussi, lorsqu’un membre du personnel scolaire a connaissance des cas de harcèlement, il a l’obligation d’en avertir rapidement le procureur. Un silence de sa part serait considéré comme une faute grave et l’administration de l’établissement devra verser une indemnité à la victime et à sa famille lorsqu’il s’agit d’un établissement privé. Dans les établissements publics, le versement de cette indemnité sera à la charge de l’État.

Plaintes au commissariat ou à la gendarmerie

Les victimes de harcèlement peuvent aussi saisir la justice en déposant une plainte contre les auteurs au niveau du commissariat ou à la gendarmerie. Un enfant même s’il n’est pas encore majeur peut déposer cette plainte. Par contre, ce sont ses parents qui peuvent se constituer en partie civile pour exiger des indemnités. Ils peuvent ainsi obtenir entre 7500 et 45000 euros selon que l’auteur est mineur ou majeur.